samedi 28 octobre 2017

Ne retournez jamais chez une fille du passé, tome 2

Titre : Ne retournez jamais chez une fille du passé
Tome 2
Auteur : Nathalie Stragier
Traducteur : /
Editeur : Syros
Collection Hors-série
Nombre de pages : 458
Résumé :
Ne retournez jamais chez une fille du passé...
... parce que vous pourriez tomber folle amoureuse d'un garçon du Moyen Âge. 
... parce que vous n'êtes pas la seule voyageuse du futur, et là, préparez-vous à un choc. 
... parce que vous êtes nulle en histoire, et qu'une petite erreur de date peut mettre en danger l'humanité.

J'avais bien aimé le tome 1, même si quelques aspects m'avaient gênée. Néanmoins, j'avais envie de savoir la suite : aussi, quand j'ai vu le tome 2 et le tome 3 au CDI, je les ai empruntés aussitôt !

Encore une fois, j'ai été séduite par l'univers que propose l'auteur : il est vraiment très bien pensé, et, même si ce n'est pas le plus original qu'il m'ait été donné de découvrir,  il est vraiment efficace et entraîne le lecteur, le fait beaucoup réfléchir, aussi. Dans ce second tome, il gagne un peu en épaisseur, encore que ce ne soit pas vraiment flagrant... Ce qui est aussi bien, car cela permet de vraiment se familiariser avec, et de vraiment explorer à fond tous ses aspects !

Ce tome-ci est raconté du point de vue de Pénelope, personnage que je trouvais jusqu'ici agaçant et décevant, à mille lieues de ce que j'attendais ( pour voir mon avis complet sur elle dans le tome 1, c'est ici ). Et, pour moi, cela a changé pas mal de choses. Certes, j'ai toujours un peu de mal avec elle, je la trouve toujours un peu décevante, pas à la hauteur du rôle, un peu nunuche, un peu fade... Mais. Il y a un gros mais. Le fait qu'on soit dans sa tête lui donne quand même plus de relief, on apprend mieux à la connaître et je pense que c'était un bon choix de la part de l'auteur. De plus, un certain aspect m'a aidée à finalement mieux l'apprécier : ses crises de panique, que je comprenais à 100%, m'ont vraiment touchée, et m'ont poussée à être plus indulgente envers elle. Les autres personnages, variés et attachants, m'ont autant plu que dans le premier tome : j'étais heureuse de les retrouver.

Le style de l'auteur est fluide, très agréable à lire : et pour cause, ce livre se lit vraiment, vraiment très vite. Ce qui est un atout, dans ce cas : c'est une lecture détente, fraîche, qu'on peut lire rapidement. Le style n'est pas extraordinaire, mais, honnêtement, ce n'est pas un problème.

L'intrigue est très addictive : comme je le disais, le roman se dévore en moins de deux. Les péripéties s'enchaînent, et on ne s'ennuie pas une seconde ! J'ai passé un bon moment, même si, comme pour le tome 1, ce n'était pas aussi haut en couleurs ( ou en émotions ) que ce que j'espérais. Je n'ai pas particulièrement frissonné, ri ou même pleuré durant ma lecture, bien que je sois suffisamment captivée pour ne pas m'ennuyer... Bref, encore une fois, le livre est bien, tout en étant un peu décevant.

Un second tome dans la lignée du premier : bien, mais sans plus, alors que, justement, j'en voulais plus. Cela reste une bonne lecture, intéressante et intrigante, mais j'aurais voulu ce petit plus magique...

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4/5

mercredi 25 octobre 2017

Lady Helen, tome 1 : Le club des mauvais jours

Titre : Le club des mauvais jours
Tome 1 de la série Lady Helen
Auteur : Alison Goodman
Traducteur : Philippe Giraudon
Editeur : Gallimard
Pas de collection particulière
Nombre de pages : 562
Résumé :
Londres, avril 1812. Lady Helen Wrexhall s'apprête à faire son entrée dans le monde. Bientôt, elle sera prise dans le tourbillon des bals avec l'espoir de faire un beau mariage. Mais d'étranges faits surviennent qui la plongent soudain dans les ombres de la Régence : une bonne de la maison disparaît, des meurtres sanglants sont commis et Helen fait la connaissance de lord Carlston, un homme à la réputation sulfureuse. Il appartient au Club des mauvais jours, une police secrète chargée de combattre des démons qui ont infiltré toutes les couches de la société. Lady Helen est dotée d'étranges pouvoirs mais acceptera-t-elle de renoncer à une vie faite de privilèges et d'insouciance pour basculer dans un monde terrifiant?

Il y a quelques années, avant l'ouverture du blog, j'avais découvert les livres Eon et Eona, de l'auteur : j'avais adoré, ce dyptique et son univers particulier m'ont particulièrement marquée et inspirée, encore aujourd'hui. Aussi, quand j'ai vu ce livre-ci à la médiathèque, et que j'ai vu le nom de l'auteur sur la couverture, je n'ai pas hésité une seconde, d'autant plus que je l'avais vu passer sur plusieurs blogs avec des critiques élogieuses. Et c'est ainsi que je me suis lancée dans ma lecture.

Immédiatement, j'ai été frappée par la personnalité de l'héroïne. Ce n'est pas une héroïne classique, presque clichée, sans peur ni reproche, qui fonce droit devant, s'insurge devant l'ennui des occupations " féminines " de l'époque et se bat pour la condition des femmes. Helen, au contraire, est une héroïne toute en finesse, toute en profondeur. L'auteur a vraiment, vraiment creusé sa personnalité, et c'est fantastique. Helen est courageuse, certes, mais d'une manière plus discrète ; Helen est aussi plus ou moins intégrée dans la société, rebelle mais pas trop... Bref, une héroïne tout en mesures, qui n'en est pas moins très attachante. Nous suivons ses doutes, ses états d'âme, les changements qui s'opèrent en elle... Ce qui permet de vraiment s'attacher et adorer ce personnage. J'ai également adoré Lord Carlston, le ténébreux, mystérieux... un personnage très profond qui m'a immédiatement plu. Je le compare un peu à Thorn de La Passe-Miroir ( même si, soyons honnêtes, il est encore loin de l'égaler... il est quand même sur le bon chemin ). J'ai hâte de voir ce que ces personnages vont donner dans le second tome !

La plume de l'auteur est la même que dans mon souvenir de Eon et de Eona : fluide, agréable à lire, et surtout un formidable vecteur d'émotions. J'ai beaucoup frissonné, vibré, ressenti des tonnes d'émotions... j'ai vraiment adoré vivre cette expérience, frissonner avec les personnages... Alison Goodman a un don pour insuffler de la vie dans ses romans...

J'ai également adoré l'ambiance du roman. La période historique durant laquelle l'intrigue est située est un peu méconnue, car très souvent éclipsée par l'époque victorienne qui a lieu juste après, mais j'ai vraiment adoré découvrir cette époque. On sent également que l'auteur a fait un gros travail de documentation derrière, ce qui est toujours agréable... Quant à l'univers fantastique qu'elle crée, je l'ai trouvé fascinant à découvrir, car très bien construit : il tient vraiment debout, tout s'emboîte logiquement, il est en plus original, un brin inquiétant, et l'auteur lui donne une belle richesse et complexité. Enfin, bien qu'elle nous donne pas mal d'éléments, l'auteur laisse planer le mystère sur des pans entiers de ce monde, ce qui donne très très envie de découvrir la suite...

L'intrigue est vraiment palpitante. Pas une seconde on ne se lasse de cet épais roman. L'auteur nous entraîne dans le tumulte d'un monde dangereux et inquiétant, nous fait vibrer à travers les péripéties de l'héroïne, gardant un bon rythme tout en sachant ménager son souffle et faire quelques pauses dans le récit. Cette maîtrise du rythme fait aussi qu'on ne se lasse pas une seule seconde. La fin du roman, comme une apothéose, m'a vraiment comblée, et j'ai vraiment, vraiment envie de découvrir le tome 2....

Une lecture à laquelle rien ne manque : personnages, intrigue, univers, plume, tous les éléments sont réunis pour offrir un voyage fascinant dans une ambiance un peu sombre, mais fascinante... j'ai hâte de découvrir le tome 2 !

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5/5

lundi 23 octobre 2017

Les Chroniques Lunaires, tome 4 : Winter

Titre : Winter
Tome 4 de la série Les Chroniques Lunaires
Auteur : Marissa Meyer
Traducteur :
Editeur : Pocket Jeunesse
Pas de collection particulière
Nombre de pages : 982
Résumé :
On dit que Winter est encore plus belle que la reine Levana...
La princesse déteste sa belle-mère, qui désapprouve ses sentiments pour Jacin, le séduisant garde du palais. Mais Winter n'est pas aussi faible que Levana le croit. Avec l'aide de Cinder et de ses alliés, elle aurait même le pouvoir de lancer une révolution et de gagner cette guerre qui dure depuis trop longtemps.
Cinder, Scarlet, Cress et Winter réussiront-elles à battre Levana ? Le conte aura-t-il une fin heureuse ?

Aaaaah, les Chroniques Lunaires... j'ai découvert le premier tome au CDI, avant de reprendre le blog... j'ai dévoré les trois premiers volumes plus un préquel en quelques mois. Et puis, le CDI a tardé à commander le quatrième tome, sorti peu après : au final, ils ne se le sont procurés qu'il y a quelques semaines. Aussi, quand je l'ai vu, j'ai littéralement sauté dessus. Après avoir écumé Internet pour me remettre l'histoire en mémoire, je me suis plongée dans ma lecture.

Le charme a été instantané : je me suis replongée avec facilité dans cet univers si spécial, si merveilleux... je le trouve en effet extrêmement complexe, riche, et en même temps très bien développé, de sorte que le lecteur ne se perde pas dans des méandres boueux... L'auteur a réussi à vraiment créer un monde qui tient debout, qui captive le lecteur, le transporte, le dépayse... que du bonheur ! Et, pour ne rien gâcher, la structure de chaque roman s'inspirant d'un conte de fées ajoute une dimension à la saga. Si vous ne connaissez pas encore l'univers de cette saga, honnêtement, n'hésitez pas et foncez !

L'intrigue est vraiment très bien construite : l'inspiration du conte de fée donne du relief et permet au lecteur de participer activement en essayant de saisir toutes les références cachées... mais ce n'est pas tout. En alternant les différents points de vue ( bien sûr, en changeant au moment où il y a le plus de suspens... si ce n'est pas diabolique ! ) mais aussi en alternant action et révélations, l'auteur construit une trame qui garde le lecteur complètement accroché ! Et ce, malgré les presque 1000 pages... pas une seule fois je n'ai eu la sensation de m'ennuyer ou que l'auteur se répétait... et la fin, juste magique, a clôturé en beauté cette saga sensationnelle et ce dernier tome extraordinaire !

Les personnages sont tous très riches, très bien construits, presque réels. Ils ont tous leurs petites particularités, ces petits reliefs qui les rendent tellement humains... J'étais vraiment triste de m'en séparer, une fois le livre refermé. L'auteur a réellement réussi à rendre toute une galerie de personnages, tous aussi différents et uniques les uns que les autres, extraordinairement vivants et inoubliables. Mais là où elle s'est vraiment surpassée, c'est sur le personnage de Levana. C'est un personnage de méchant comme j'en ai rarement vu, avec un très, très gros travail de psychologie derrière... un personnage vraiment unique, puissant, profond : une petite pépite.

Enfin, la plume de l'auteur mérite aussi d'être évoquée. Elle ne dénote pas par rapport au reste : fluide, agréable à lire, mais aussi d'une très grande richesse et d'une expressivité incroyable. La lecture a vraiment été un plaisir, un voyage hors du temps, un délice. Forte en émotions, elle ajoute un plus au roman... qui aurait déjà pu s'en passer !

J'ai enfin pu finir cette saga extraordinaire, avec un dernier tome qui a tenu ses promesses: intrigue, personnages, univers, plume, tout y était. Alors, si vous n'avez pas encore découvert cette splendide saga, foncez ! 

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dimanche 15 octobre 2017

Bilan du mois de septembre 2017

Honnêtement, je crois que je n'ai jamais été aussi à la bourre pour un bilan du mois.
Et, honnêtement, je n'ai jamais aussi peu lu : depuis le début du mois d'octobre, j'ai lu deux livres ( pour ma défense, c'étaient deux pavés ! ). Enfin bref, on est pas ici pour parler d'octobre mais bel et bien de septembre.
Concernant ma petite vie perso que je déballe à chaque fois devant vous, parlons de la rentrée. La rentrée. La meilleure manière de débuter le mois de septembre... ça s'est bien passé, concrètement. Je suis dans la même classe que l'année dernière ( à part trois élèves qui ont déménagé ) et niveau profs, ils sont tous très compétents ( contrairement à l'année dernière ) et la plupart sont également très sympathiques ( la plupart ). D'ailleurs ma prof de maths est vraiment la prof la plus gentiiiiille de l'univers ( ça contraste avec celle de l'année dernière ! ). Mais sinon, l'emploi du temps est dans le genre pourri, je quitte tous les soirs à 18h ( sauf le vendredi, je quitte à 17h ) et j'ai cours de 8h à 12h le mercredi, DS de 2 ou 4h tous les samedis matins, et j'ai toujours une seule heure pour manger. La joie.
Et la terminale, c'est aussi une charge de boulot... wow. Honnêtement, je trouvais déjà que je bossais pas mal en 1ere par rapport aux autres années, mais là c'est énorme. Cela dit, je me suis habituée au rythme ( qui est certes un peu écrasant ) et mes notes sont pas trop mauvaises, pour l'instant. A part ça, le français me manque troooop mais j'ai découvert la philo, une matière qui m'enthousiasme.
Que dire de plus ? Le mois de septembre s'est soldé, le 29, par une remise de prix ! Et oui, comme l'année dernière j'ai été invitée à Paris, à Henri IV, pour la remise des prix du CICERO ( concours de culture grecque, dans mon cas ). Déjà, j'ai passé un super après-midi avec les autres lauréats de mon lycée, qui comptaient pour la moitié dans mes amis ( les autres, je ne les connaissais pas, mais ils étaient sympas comme tous ! )... puis la remise des prix est arrivée, et, pour mon plus grand étonnement, moi qui était arrivée 3eme l'année dernière me suis retrouvée propulsée à la 1ere place, non seulement des lycéens mais aussi des prépas ! Je ne m'y attendais pas, et je suis tellement heureuse d'avoir réussi !
Bref, une fois ce déballage de vie fini, on peut passer aux livres.

Les coups de coeur :

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5/5 :

https://www.pocketjeunesse.fr/wp-content/uploads/Catalogue/9782266237093.jpgLe dragon de glace par Engström

4/5 :

Roman Chevillard Visiteur

3/5 :

Le temps des lézards est venu par Price

2/5 :

/

1/5 :


Les livres du mois :



10 livres... effectivement, c'est pas énorme. Mais bon, au vu de la quantité de choses à gérer, je trouve ça pas si mal. 

Allez, je vous souhaite un bon mois d'octobre ( pour ce qu'il en reste ! ) et je vous retrouve pour le prochain bilan du mois d'ici 15 jours, si tout va bien !

La vie est ailleurs

Titre : La vie est ailleurs
Auteur : Milan Kundera
Traducteur : /
Editeur : Folio
Pas de collection particulière
Nombre de pages : 462
Résumé :
L'auteur avait tout d'abord pensé intituler ce roman L'âge lyrique. L'âge lyrique, selon Kundera, c'est la jeunesse, et ce roman est avant tout une épopée de l'adolescence ; épopée ironique qui corrode tendrement les valeurs tabous : l'Enfance, la Maternité, la Révolution et même - la Poésie. En effet, Jaromil est poète. C'est sa mère qui l'a fait poète et qui l'accompagne (immatériellement) jusqu'à ses lits d'amour et (matériellement) jusqu'à son lit de mort. Personnage ridicule et touchant, horrible et d'une innocence totale (« l'innocence avec son sourire sanglant » !), Jaromil est en même temps un vrai poète. Il n'est pas salaud, il est Rimbaud. Rimbaud pris au piège de la révolution communiste, pris au piège d'une farce noire.

Aaaah, Kundera. J'ai découvert ce grand auteur un peu par hasard, en cherchant des choses à lire en vue du Concours Général ( qui n'a strictement rien donné en terme de résultats, vous devez vous en douter ), et je suis tombée amoureuse. Alors, quand j'ai vu celui-ci, qui avait un résumé qui m'intéressait encore plus que le premier que j'ai lu ( L'insoutenable légèreté de l'être ), j'ai succombé. Et je me suis replongée dans l'univers de Kundera.

Ce que j'adore chez cet auteur, c'est la profondeur de l'histoire, des concepts qu'il utilise... il écrit une histoire pour s'interroger sur la vie, sur des concepts tels que l'Art, la révolution et le communisme, le sens de la vie, le rôle de la mère... en fait, ce roman pourrait servir de manuel de philo en terminale à lui tout seul. Ce qui est d'ailleurs assez drôle, c'est que le matin je voyais des concepts en cours de philo, et je les retrouvais le soir en ouvrant mon livre ! Bref, tout ça pour dire que chaque roman de Kundera est d'une richesse incroyable. Il permet une lecture active, impliquant totalement le lecteur. Ce n'est pas une lecture-repos, une lecture qu'on peut prendre pour se détendre le soir, sans penser, juste en se laissant guider par le narrateur : c'est une lecture qui exige une réponse active, une interaction. Et c'est juste incroyablement enrichissant. Sans parler du fait que l'histoire en elle-même est tellement riche, tellement intéressante, fascinante... j'ai pris du plaisir à entrer dans cette histoire, que j'ai trouvée plus fascinante encore que celle de L'Insoutenable légèreté de l'être...

Côté écriture, Kundera est également un auteur incroyable, fascinant, un auteur dont la plume est unique et marquante. Déjà, il emploie un vocabulaire riche et varié, une plume élégante, qui pourtant ne cède pas du tout à l'artificialité : Kundera écrit avec la voix du coeur, il nous laisse entrer dans un monde plein de réalisme et dresse devant nous des décors plus vrais que nature ; il nous fait entrer dans un univers intérieur où il fait bouger ses personnages et explore des concepts. Sans parler de l'aspect le plus génialissime de son écriture : son emploi du narrateur. Il crée en effet un narrateur très ambigu, mais au rôle extrêmement riche, et laisse le lecteur interagir avec, ce qui, encore une fois, est extrêmement enrichissant.

Les personnages de ce roman sont tout aussi riches et creusés que le reste : j'ai pris un plaisir immense à les découvrir. Le personnage de Jaromil est un personnage vraiment très complexe, avec différentes facettes. Même si, objectivement, c'est un personnage assez pitoyable et méprisable, et pourtant, Kundera arrive à nous le rendre attachant, à nous faire suivre ses frasques avec avidité, fasciné par ce personnage qui grandit devant nous... et sa mère ! Sa mère ! C'est incroyable le nombre de facettes que l'auteur nous dévoile, des facettes qui se remplacent, si bien qu'arrivés au milieu du roman, quand on repense à la vision de la mère qu'on avait au début, on a une sensation d'étrangeté... je n'avais jamais éprouvé ça, c'est merveilleusement bien fait !

Un roman fascinant, comme j'en avais rarement lu, qui explore des concepts philosophiques en profondeur en exigeant une participation active du lecteur... une petite pépite qui m'a fait voyager et réfléchir !

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